Une affaire entièrement sponsorisée par l'ancien Président de la Cour d'appel de Paris, Chazal de Mauriac, aujourd'hui à la retraite, avec le sourire de Rachida Dati, ministre de la Justice. Cédric Goubet, chef de cabinet de Nicolas Sarkosy, a garanti la transmission de l'information à l'Elysée. Une approche non judiciaire des affaires sociales trouvant le soutien naturel du PS, Elisabeth Guigou, ancienne ministre de la justice, a manifesté sa sympathie. Nous attendons un geste de Ségolène Royal.
Cyril Meunier, le maire de Lattes, est l'époux du père de mes enfants. Oui, aussi surprenant que cela puisse paraître, le père de mes enfants est une femme, juge à Montpellier, elle a du pouvoir dans notre belle société libérée. Mais pas trop. Quand il s'agit de pétrole ou de canons, les hommes sont toujours les maîtres. Mais elle a quand même un peu de pouvoir. Spécialiste des affaires familiales, elle s'occupe des familles. Notre société libérée a placé ses femmes au bon endroit, dans les familles et les écoles. Le maître, le maire de Lattes, c'est Cyril Meunier, l'homme.

Lui Meunier
et elle Parent
J'étais un père, ordinaire, inutile, sans époux dans la politique, chômeur, mais j'étais un père. Valérie Parent-Meunier a signé, avec son pouvoir, et c'est devenu le père, moi je n'étais plus rien. Car Valérie, qui a ajouté le mot Parent au mot Meunier, savait ce qui était mieux, pour mes enfants, c'était elle en vérité, le père. Pas autant père que le père, le Meunier, et tout son grain à moudre, son expérience des populations, mais suffisamment pour être Parent, pour être Valérie Parent-Meunier, femme du maire de Lattes et père de mes enfants, en vérité. Race utile issue du mérite français et de l'élite, race des bâtisseurs, des aménageurs de territoires et des producteurs de monde, race utile en vérité.

A tout allure
Sur l'ouvrage utile à tous
inutiles compris
Moi inutile, a décidé la femme du meunier, je ne verrai plus mes enfants et elle a signé. Car Valérie a de l'amour pour mes enfants considérés du point de vue de l'échantillon caractéristique d'une population assistée contrôlée gestionnée. Elle habite sans doute (je ne sais pas) la commune de Lattes, dont Cyril est le maire, ni de centre, ni de gauche, neutre. Lattes, ville dortoir à motricité automobiliste où les piétons ont quelquefois la chance de marcher sur des trottoirs suffisamment larges. Ici, les routes sont fabriquées avant les maisons et on ne fait pas d'enfant si on a pas la voiture qui va avec. Donc le plan d'épargne ou mieux, le salaire d'elle et lui, Cyril et Valérie, Meunier et Parent, ou mieux, demain peut-être, un poste au ministère, la députation.

Témoignage d'amour
et de gratitude
Je me suis promené dans cette ville qui aime les enfants. J'ai marché au bord de ses routes vrombissantes. J'ai senti l'amour avec le coeur ingénu d'un enfant. Enfant, j'ai senti que j'étais une préoccupation familiale fondamentale de Parent et de Meunier, après le canton, l'assemblée nationale et sûrement, si une mutation à la Réunion ne survient pas impromtu, le tramway qui réunira bientôt, silencieux et fleuri, la commune dortoir au prestigieux quartier de Montpellier, et son port, sa nouvelle mairie, son Odysseum, quel rêve oh! pauvre folle, tu te fondras à lui comme la neige au feu!
Quel beau succès! Dans mes ambitieuses pensées futures, j'ai atteint le parc pour enfant, accessoirement parcours de santé à la sortie du bourg. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les inscriptions dont les toboggans sont couverts ne sont pas des insultes, ce sont des graffes, témoignages de reconnaissance et de gratitude. Quand on leur témoigne un amour sincère, les enfants le savent. Les enfants sentent ces choses là.
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Tous les articles de ce blog sont approuvés par le procureur de la république de Montpellier
Sa femme n'est pas net
Merci de votre soutien et de votre sens de la déviation. Ne parlait-on pas de chemin fer, ces trucs aussi lourds que des radiateurs? Je réponds à votre question, et la mère de mes enfants dans tout ça? et je cède à la coutume de l'accompagner d'une photo, coutume que je tente, peut-être pas en vain, de contagionner sur le Bondy Blog dont vous savez que je suis le président. Vous m'aviez d'ailleurs fait remarquer à ce sujet, rails à l'appui, ce que vous en pensiez.
La mère de mes enfants, et bien, je dois dire que nous ne pouvions plus vivre ensemble et c'est bien là la seule chose qui nous mettait d'accord. Bien des années après notre divorce je revenais du Brésil pour m'apercevoir que l'autorité sur ma seconde fille m'avais été otée, et que le juge prétendait que je n'avais pas cru bon de me rendre à sa convocation. Qui plus est, j'avais été apparemment convoqué à Lattes, alors que j'avais une adresse à Montpellier. A Lattes, ils avaient perdu trace de la chose, et le maire, Cyril Meunier, n'a pas voulu s'expliquer.
Donc, j'ai demandé à voir le juge, qui est sa femme, au maire de Lattes, et il me convoque à dix heures, et il y a vingt personnes devant moi. Le bureau est vide, on me dit qu'elle a été prendre un café. Or moi, je sais très bien pourquoi je suis là, mon très cher Leblase, c'est parce que sept ans auparavant, je revenais de Scandinavie. La mère de mes enfants était très remontée contre moi et elle m'avait fait convoquer chez le juge. Pas la femme du maire de Lattes, une autre, qui s'appelait Leca, comme dans le roman de Kafka. Et son avocat, à la mère de mes enfants, qui croyait que j'allais faire des manières, avait suggéré la faute, égoïste, immature, tout ce que les ordinateurs disent des mâles en général.
Mais je n'ai pas fait de difficulté, alors, l'avocat de la mère a proposé l'amiable seulement, j'ai pas pris d'avocat, de mon côté. Et alors, ils ont fait la procédure pour faute dans mon dos. Et après, ils m'ont envoyé la facture. Je n'ai pas voulu payer. Je leur ai dit de me dire où je m'étais opposé à la mère de mes enfants, en quoi, et ils ne pouvaient pas me répondre. Je leur disais, il doit y avoir un conflit sur la demande, et ce qu'a demandé la mère de mes enfants, et ce que j'ai demandé, au juge, ce n'est pas conflictuel. Donc, c'est quoi que vous avez jugé, je leur disais?
Vous comprenez Leblase, le juge n'a pas droit de juger en absence de conflit sur la demande, c'est la loi. Aujourd'hui, je tiens les huissiers en respect. C'est cinquante pour cent du chiffre d'affaire de la justice qui est menacé par mon argument juridique très simple (les affaires familiales). En réalité, ce qui m'intéresse, c'est de raconter comment les procès de correctionnelle (car comme je n'ai pas voulu payer et qu'on a voulu me faire taire, moi et mon argument, j'ai été en correctionnelle, et un certain petit monsieur de la haute a voulu me faire savoir qui c'est le chef, affaire dont, bien sûr, Parent Meunier savait tout) comment les procès de correctionnelle et les rapports avec la justice se passent, quand on pas la parole, puis quand on l'a. Et puis il y a une idée de gauche, parce que oui, j'ai les parents que j'ai. Que le traitement judiciaire des affaires familiales est un truc de droite. Et puis il y a la république, la beauté simple et laïque de la procédure civile utilisée par des juges dont le souci principal n'est pas de départager les conflits mais de gérer les populations et de contrôler les flux. Un machin de droite réactionnaire libérale.
Et puis plein d'autres choses. Alors je me suis buté. J'ai découvert que je pouvais moi aussi écrire un truc, un peu comme Kafka, un procès. Et que ça me protégeait, un peu. Et je le fais. C'est comme ça que je suis devenu écrivain qui écrit, quitte à entendre grincer vos aiguillages, cher Leblase, par volonté littéraire et philosophique purs, sur le terrain des idées, ou les idées de terrain. L'homme, la femme, le mariage, les juges. Une histoire comme une autre.
Et alors, là dessus, sept ans plus tard, j'arrive devant le bureau de la femme du maire de Lattes, qui m'a convoqué à dix heures, la mère de mes enfants n'a toujours rien à voir là dedans, la juge prend son café, son bureau est vide, qu'à cela ne tienne, je suis président, j'ai un argument de droit contre toute leur connivence et leur mise en scène, je m'installe. Alors, quand la femme du maire de Lattes arrive et qu'elle me voit effrontément assis dans son bureau au lieu d'attendre mon tour dans le couloir debout, comme dans Kafka, elle doit sûrement avoir mal à la machoire tellement elle à la bouche ouverte. Là, j'ai cru bon de venir, comme je lui dis. Et puis, des semaines plus tard, je lis le papier où elle décide que je ne verrai plus mes enfants, elle laisse entendre que je tape ma femme, que je harcèle les administrations, que ceci, que cela. Voilà. Gratuitement, autoritairement. Eh ben, c'est un crime.
La mère, rien à voir, elle n'était même pas là. Mais l'ordre paternaliste, oui. Ca se passait il y a deux ans. Entre temps j'ai rencontré Serge Michel, du Bondy Blog, et ça a tout changé. Maintenant, si c'est pas moi, c'est pas forcément mon frère.
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